Ce que les défilés disent de vos prochaines lunettes
Masques oversize chez Gucci, œil-de-chat acéré chez Saint Laurent, boucliers chez Chloé : la monture n'est plus l'accessoire du look, elle en est le point de départ. Décryptage de la saison.

Il y a une règle non écrite dans les défilés : on regarde les vêtements, on retient les lunettes. Cette saison plus que jamais, les maisons ont construit leurs silhouettes autour de la monture. Voici ce qu'il faut en garder.
Le retour du masque
Chez Gucci, le maximalisme continue mais s'affine. Les formes « masque » et les grands carrés inspirés des années 70 reviennent, allégés par des matériaux modernes et des verres légèrement teintés — bleu fumé, brun dégradé. L'idée : garder l'allure star incognito même sous un ciel gris. C'est la monture qu'on porte pour ne pas être vu, et qui fait exactement l'inverse.
L'œil-de-chat, version rasoir
Saint Laurent prend un classique et le rend dangereux. Fini le côté pin-up : le nouveau cat-eye est étiré vers les tempes, pointu, presque toujours en noir laqué. C'est le chic parisien dans ce qu'il a de plus strict. Sur les podiums et au premier rang, les modèles SL en écaille et en noir ont été partout — on comprend pourquoi.
Le bouclier
Chloé, sous la direction artistique de Chemena Kamali, signe des solaires bouclier vues sur les stars du premier rang à Paris. Une seule pièce de verre, un galbe généreux, une allure de piste plutôt que de podium. Balenciaga répond avec ses D-frames en métal canon de fusil, plus urbains, plus tranchants.
Et Prada ?
Prada reste Prada : intellectuelle, nette, sans concession. Des rectangles fins, des couleurs sourdes, des lignes qu'on porte des années.
Ce qu'on en fait
Le podium exagère, c'est son rôle. En boutique, la version portable de ces tendances existe déjà : un oversize qui respecte la largeur de votre visage, un œil-de-chat qui suit vos sourcils sans les dépasser, un bouclier qui accepte des verres correcteurs. Nos opticiens vous montrent laquelle est faite pour vous — pas laquelle est à la mode.







