Cazal : du Bronx aux boulevards parisiens
Aucune monture n'est plus liée au hip-hop que la Cazal. Retour sur la marque allemande qui a habillé le rap des années 80 et qui, quarante ans plus tard, n'a rien perdu de sa présence.

Certaines lunettes racontent une époque. Les Cazal racontent un quartier, une musique et une attitude.
Une marque allemande, une icône new-yorkaise
Cazal est fondée en 1975 à Passau, en Bavière, par Cari Zalloni — le nom de la marque est la contraction du sien. Son idée : des montures oversize, ciselées, avec des charnières et des ponts qu'on remarque à dix mètres. Rien à voir avec la discrétion des lunettes de l'époque.
C'est New York qui en fait un symbole. Au début des années 80, les Cazal deviennent l'accessoire des rappeurs, des DJs et des b-boys du Bronx et de Queens. Elles sont sur les pochettes, dans les clips, sur scène. Elles disent : je suis arrivé. Le modèle 607, avec sa barre supérieure et ses branches dorées, devient la référence absolue — au point d'être copié, volé et réédité sans interruption depuis.
Pourquoi elles tiennent encore
Parce qu'elles n'ont jamais été un effet de mode. Une Cazal, c'est une construction : acétate épais, métal doré, détails gravés. On la porte comme un bijou. Les rééditions Legends reprennent les formes historiques avec les matériaux d'aujourd'hui, et les nouvelles collections déclinent ce vocabulaire en plus fin, en optique comme en solaire.
Chez nous, elles vivent entre deux mondes : le client qui les cherche pour ce qu'elles représentent, et celui qui les découvre sans connaître l'histoire, simplement parce qu'elles ont une présence que peu de montures ont.
Les deux ont raison.








